Présentation.

Présentation.
Bonjour, bonsoir.

Je vais mettre les choses au clair tout de suite, j'écris pour me défouler. Si mes chapitres ne sont pas construits, ce n'est pas grave, puisque j'écris au feeling. Je ne connais ni le nombre de perso qu'il y aura dans cette histoire, ni sa durée, ni autre chose. Merci de suivre si vous le faites, sinon, tant pis. =)



Je précise aussi que mes images n'ont RIEN à voir, j'aime bien, c'est tout. x)
S
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# Posté le lundi 15 décembre 2008 12:34

Modifié le mercredi 14 janvier 2009 16:29

- 1.

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William était adossé au mur de son balcon. Il était là, sans raison, juste pour le plaisir de regarder les gens passer dans la rue en contrebas. Il cherchait une solution pour s'en sortir. Sa mère était sous anti-dépresseur, s'était remise avec un pique-assiette et se complaisait dans son malheur. Son père, quand à lui, était parti s'installer en Suède avec sa nouvelle copine, quand il avait 14 ans. Sa mère l'appellait trois fois par jour, pour se plaindre et il gérait très mal ses problèmes. Il hésitait à aller voir un psychiatre, mais sa situation financière ne lui permettait pas de claquer 70¤ pour du vent. Chassant ses pensées d'un mouvement de tête, il fouilla dans la poche de son blouson pour dénicher un vieux paquet de Lucky Strike. Une fois sa cigarette allumée, il se pencha en avant, prenant ses avant-bras comme appui. Les passants se bousculaient à l'entrée de la trame de métro, un air blasé flottant sur chaque visage. En fait, les gens se plaignaient de la routine, mais prenaient un plaisir malsain à s'enfoncer dedans. Soudain, une jeune femme attira son attention. Elle était la seule personne à avoir un petit bonnet de lutin gris, qui retenait ses longs cheveux blonds qui eux, retombaient sur ses épaules. Elle était mince, mais tout le monde se doutait qu'elle rentrait un petit ventre sur son caban noir. William vit la silhouette hâter le pas, la femme resserra sa besace contre elle et s'enfonça dans les escaliers du métro.

# Posté le lundi 15 décembre 2008 13:22

Modifié le mercredi 14 janvier 2009 16:28

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Moon venait de s'engouffrer dans la trame de métro. Les courants d'air glacés faisaient danser ses cheveux blonds et rosir ses joues. Elle remonta son écharpe sur son menton et introduisit son billet à l'endroit prévu à cet effet. Elle poussa le tourniquet d'une main habile et hâta le pas pour atteindre le quai. Le froid persistait et son métro n'arriverait que dans trois minutes. D'autres personnes attendaient assises sur les bancs mis à leur disposition , écouteurs dans les oreilles ou livre en main. Moon les observa un moment puis plongea dans ses pensées comme à son habitude lorsqu'elle est seule. Son patron allait lui proposer une promotion, ça se sentait au ton qu'il employait quand il l'appellait au bureau. Ce ton mielleux qui fait fondre même les femmes les plus dures. Mais malheureusement pour lui, Moon ne se laissait pas facilement duper par des regards trop condescendants, ni des messages exagérément adorables sur son répondeur. Elle savait aussi que pour rajouter un zéro à son salaire annuel, la promotion était forcément négociée sur un canapé. En effet, elle avait tout pour plaire. Ses grands yeux bleu, ses lèvres en forme de coeur, ses boucles blondes et légères n'étaient pas désagréables à regarder. Sans oublier les deux premiers boutons défaits de sa chemisette, le piège à clients parfait. Et Mr Anderson jouait là-dessus à ses dépents.
Le sifflement aigu que le train souterrain émit en arrivant, la tira rapidement de ses pensées. Elle alla se planter devant une des nombreuses portes du métro, attendit qu'il se stabilise, tira le levier de sécurité et fut happée à l'intérieur.

# Posté le dimanche 11 janvier 2009 06:13

Modifié le mercredi 14 janvier 2009 16:15

- 3.

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Ambre était attablée à la terrasse d'un café. Malgré le froid, la buisness woman qu'elle était, avait tenu à s'assoir à l'extérieur du Starbucks qu'elle fréquentait souvent. Elle venait seulement de finir sa journée et avait envie de rester à l'air frais, pour respirer un autre air que celui de son appartement vide et froid. Elle s'était dit : " après tout, à New York personne n'est jamais seul" et s'était assise sous le parasol chauffant de la terrasse en regardant les passants sans les voir. Elle resta ainsi pendant de longues minutes, à siroter son caffelatte et à regarder dans le vide. Et sur un coup de tête, comme pratiquement toutes les choses qu'elle entreprenait, elle se leva, alla régler l'addition et partit. Elle longea les rues jusqu'à se retrouver devant un grand immeuble. Ce n'était pas un HLM, non, non, c'était un bâtiment rempli d'appartements dont le loyer mensuel, était égal au revenu annuel d'un mexicain dans le Queens. Ambre poussa sa porte et rougit aussitôt à cause de la chaleur qui regnait dans le hall. Nigel, le concierge la salua d'un signe de tête.

<< Comment allez vous? lui demanda-t-il.
- Toujours, et vous, votre femme?
- Elle va bien, merci pour elle. >>

Les banalités courantes quoi, mais Ambre aimait bien Nigel. Contrairement aux autres résidents de l'immeuble, elle le considérait comme une personne à part entière, et non un sous-fifre juste bon à nettoyer les sols. Elle avança jusqu'à l'ascenseur, tendit la main vers le bouton et se résigna. Elle était claustrophobe et cette machine tombait régulièrement en panne. Le choix ayant vite été fait, elle se dirigea vers les escaliers, qu'elle monta quatre à quatre, pour déboucher sur un palier luxueux. En ouvrant la porte de son appartement, elle réprima un bâillement et laissa tomber son sac par terre avant de se précipiter sur son lit, à la manière d'une adolescente trop gâtée. Ce qu'elle aimait par dessus tout ici, c'était le fait qu'elle pouvait s'allonger avec un peu de musique sans que quelqu'un ne vienne la déranger. Quand elle était chez ses parents, en Pennsylvanie, elle avait toujours la crainte d'être réveillée par une main bienveillante posée sur son épaule, ou par une voix qui lui demandait si tout allait bien. Elle n'aimait pas cette sollicitude que les personnes âgées avaient pour elle. Elle n'aimait pas la sollicitude tout court, en fin de comptes. Ce fut d'ailleurs la dernière pensée qui traversa son esprit avant qu'elle sombre dans le sommeil lourd et profond des gens meurtris de fatigue.

# Posté le lundi 12 janvier 2009 13:04

Modifié le dimanche 18 janvier 2009 16:35

- 4.

- 4.
Les panneaux affichaient deux minutes avant la prochaine rame. Fier d'être à l'heure, Neith remonta un escalier du métropolitain dans l'espoir de s'acheter un journal. Les gros titres clamaient « Un énième crash aérien ! ». Il en paya un, et retourna sur le quai. Le jeune homme se délectait des catastrophes comme celle-ci. Depuis tout petit, il était très attiré par tout ce qui avait un lien avec la détresse humaine. A six ans, son jeu favori consistait à verser de l'eau de Javel sur les fourmis qui couraient sur les dalles de sa terrasse. En parcourant l'article, il se rendit compte que l'incident n'avait fait que quatre morts et six blessées. « Du temps perdu » pensa-t-il. La rame arriva en trombe, fendant l'air en un sifflement sinistre. Elle venait à peine de s'immobiliser que les passagers se pressaient déjà derrière les portes. Une fois ouvertes, une vague de voyageurs déferla sur le quai. Neith se hissa sur la pointe des pieds et scruta la foule pour retrouver sa petite s½ur. Il repéra, presque instantanément, le bonnet de lutin qu'elle ne quittait pas depuis l'âge de quinze ans. A cette vue, son c½ur se gonfla et son visage s'illumina.
« Moon ! » hurla-t-il en levant les bras, ce qui attira pratiquement tous les regards sur lui. Eh bien oui, c'était ça la vie parisienne. Personne ne venait nous attendre sur le quai du métro. Chacun empruntait le chemin le plus rapide pour arriver chez lui et personne ne se souciait de l'autre, qui pourtant le frôlait à chaque seconde. Moon se retourna, interloquée et rouge de honte. Mais au moment où elle aperçu son frère, ses lèvres s'étirèrent en un magnifique sourire. Neith bouscula plusieurs personnes pour prendre sa petite s½ur dans ses bras. En effet, ils ne s'étaient pas vus depuis que Moon était partie travailler à Paris et malgré l'effervescence autour d'eux, ils restèrent là, enlacés, seuls dans le monde qui relie mystérieusement les frères et s½urs.



-> T'as vu Flo? :3

# Posté le vendredi 16 janvier 2009 12:06

Modifié le vendredi 16 janvier 2009 13:37